Jimmy Milachon

Jimmy Milachon

Dani Comas... L’interview-vérité !

Encore du très bon travail de nos confrères de Tribalzine.com avec l'interview vérité sur le célèbre Ryder Dani Comas...
 

Interview

Salut Dani. Pour commencer, comment te définirais-tu comme pilote ?

Je pense que je suis constant, régulier, suffisamment obstiné et accrocheur pour atteindre mes objectifs. Je pense être un pilote très technique et j’essaie d’en tirer profit au maximum.

Comment as-tu découvert le trial ?

Mon père était trialiste moto. Je l’accompagnais sur les courses le dimanche. Je me souviens qu’il avait une Bultaco Xispa. Un jour, on est allé au salon de l’auto de Barcelone et il y avait une démo de Ot Pi. Il se trouve que mon père connaissait le père de Ot. On est allé le voir. C’était la première fois que je voyais du vélo trial. Voir un vélo-trialiste faire les mêmes choses que mon père en moto m’a fasciné et, dès lors, je me suis passionné pour le Biketrial.

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Tu te souviens de ta première victoire ?

La toute première, pas vraiment ; cela fait bien longtemps maintenant (rires). Mais je me souviens d’une course qui m’a marqué. C’était le Championnat de Catalogne, en Elite, qui se déroulait à Saint Fruitos del Bages. Il y avait Cesar, Ot, Jordi Rubio et beaucoup d’autres très bons pilotes. J’avais 16 ans et je ne l’oublierai jamais : ce fut ma première victoire en Elite. Cette année-là, j’ai remporté également une manche du Championnat d’Espagne, à Ibiza. Ces deux courses restent gravées dans ma mémoire.

JPEG - 21.1 ko Beaucoup de gens ne savent pas que tu as eu une époque où tu n’as pas roulé pour Monty.

En effet, depuis tout petit, je roulais pour Monty. Et ce jusqu’en 1999. Cette année-là, je finis vice-champion du Monde et Mégamo (GasGas) m’a fait une bonne proposition. J’ai accepté et j’ai fait partie du team pendant trois ans. Ce fut une époque très importante pour moi et je remercie la famille Verdaguer pour le soutien qu’elle m’a donné. En 2003, Monty m’a proposé de revenir. Etant donné les problèmes économiques rencontrés par Mégamo à cette époque-là, j’ai décidé de revenir à la maison ! Depuis, je n’ai plus quitté Monty et j’espère que cela va continuer encore longtemps.

Quel a été ton meilleur moment en trial ?

C’est difficile à dire. Des bons moments, il y en a eu mais cahque fois que tu remportes un titre mondial, c’est un souvenir inoubliable. Mon premier titre mondial, tant en Biketrial qu’en UCI, je l’ ai en tête. Tu atteins ton objectif, après tant d’années de travail. Tu en rêves depuis que tu es enfant. Alors quand cela se concrétise, c’est inoubliable, cela n’a pas de prix. Je ne peux pas en mettre un en valeur plus particulièrement. Tous ces moments sont précieux.

Et ton pire moment ?

Les pires moments, ce sont les blessures quand tu es à la lutte pour un titre. Par malheur, j’ai subi pas mal de blessures. Les plus graves et plus frustrantes de ma carrière, ont été les ruptures du ligament croisé intérieur, le ligament latéral interne et externe et le ménisque. Ce sont des moments terribles. Tu ne peux pas bouger, tu vois les autres qui s’éclatent. C’est vraiment difficile à vivre. Je suis resté deux ans sans pouvoir rouler en compétition. J’ai même failli arrêter ma carrière sportive. Fort heureusement, j’ai pu continuer et j’ai remporté beaucoup de titres mondiaux.

Penses-tu que le trial en général doit évoluer ?

Quand Benito a arrêté le Biketrial, on a perdu un peu en émotion et visibilité. Je pense que le trial en général, aussi bien Biketrial qu’UCI, a besoin d’un gros changement si l’on veut qu’il devienne plus médiatique, plus reconnu et plus professionnel. D’après moi, les choses peuvent changer si on amène des compétitions indoor dans le centre des villes. Cela attirerait plus de public et de médias. Des compétitions plus courtes avec seulement les 10 meilleurs pilotes Elite. Il faudrait changer le règlement, pour faire du trial un sport plus dynamique, urbain et extrême. Des compétitions internationales sur ce schéma de courses et une seule fédération pour gérer tout ça. Et pour la base, des compétitions en naturel et des épreuves uniquement régionales. Pour ce qui est du départ de Benito vers l’UCI, il est clair que cela a engendré moins d’intérêt de la part du public. Mais c’est son choix et je le respecte.

LA SUITE SUR:http://www.tribalzine.com/?Dani-Comas-L-interview-verite



18/12/2012
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